Rosalis s’invite à la Nuit de la lecture

L’édition 2020 de la Nuit de la lecture a été l’occasion d’un « Voyage dans le temps » à travers les collections de la bibliothèque numérique de Toulouse… cette mise en avant permettant également de fêter le lancement de la « version 2.0 » du site, entendez par là Rosalis version Gallica Marque Blanche !

Fêter une bibliothèque numérique dans une bibliothèque physique ?

Comment donner vie à ce qui ne s’appréhende pas physiquement ? Pour le grand public, les termes de bibliothèque numérique restent en effet assez énigmatiques. L’usage du virtuel est avant tout individuel, comment donc s’en emparer collectivement ? Le défi pour l’équipe de Rosalis pendant cette manifestation très appréciée des toulousains – il s’agit de la troisième édition à la bibliothèque d’étude et du patrimoine, était de donner à voir combien les collections numériques sont riches, diverses, ludiques et à la portée de tous, public… mais aussi collègues bibliothécaires n’ayant parfois qu’une connaissance lointaine du site.


Rosalis s’invite à la Nuit de la lecture jusque sur les tee-shirts à la Bibliothèque d’étude et du Patrimoine

S’amuser avec les images de Rosalis…

Il s’agissait donc à travers ce « Voyage dans le temps » (thématique choisie en adéquation avec les contenus anciens et libres de droit) de proposer des animations mais aussi d’accompagner celles initiés par les 90 volontaires pour la nuit de la lecture. Ainsi, dans le dernier semestre de l’année 2019, tous les participants ont pu imaginer différents ateliers grâce à l’appropriation des outils du site : recherche simple de documents, recherche croisée, sélection et découpe d’images… L’élément d’appui pour l’élaboration des activités ayant été principalement l’image.

Avec l’iconographie de Rosalis, un memory géant (cartes de 30 x 30 cm) a donc été fabriqué, des jeux ont été revisités comme le jeu antique Royal d’Ur, ou encore la version libre des Loups-garous de Tiercelieux… où « des courageux habitants de Rosalisville ont tenté de découvrir les loups-garous cachés parmi eux »

Mémory réalisé par l’équipe du pôle Arts et Cinéma de la Médiathèque José Cabanis

Plateau de Royal d’Ur réalisé par l’équipe de la ludothèque d’Empalot



A côté d’une exposition d’originaux sous vitrine, où l’intérêt de la numérisation prend tout son sens puisque les visiteurs pouvaient feuilleter manuscrits, presse ancienne, etc. sur tablettes, les bibliothécaires ont également imaginé une plongée plus sensible dans les œuvres. Ils ont, à partir d’une illustration, conçu des décors, véritable plongée onirique, esthétique, humoristique selon l’inspiration…

Se mettre dans la peau de

Mais comment rendre encore plus tangible cette immersion dans les collections pour le public ? L’idée nous est venue de proposer aux visiteurs de se mettre dans la peau de personnages issus d’enluminures médiévales ou de gravures régionales pyrénéennes, deux axes forts de la collection Images de Rosalis. Ainsi petits et grands ont pu expérimenter à l’aide d’accessoires et sur le mode de l’humour, voire le détournement, l’identité de bergers, paysans, musiciens du 19e siècle. D’autres encore ont revêtu costumes de capitoul, de marchand de pastel, de dame noble du 14e,… pour une expérience médiévale inédite.

Tableau vivant réalisé à partir d’une gravure représentant un pâtre de la vallée d’Aran

Un florilège d’animations réelles et virtuelles

Une diversité d’animations a donc fait vivre le public au rythme de Rosalis sous la coupole ou dans l’intimité des salles régionale et patrimoniale : une murder party à partir d’une célèbre affaire criminelle du 19e – l’affaire Cécile Combettes en 1847, conçue par l’Atelier Brooklyn a été interprété par les collègues ; des ateliers DIY, coloriage, fabrication de carnets, de badges ont ponctué la soirée ; des lectures scénarisées comme celle de La princesse éblouissante d’Ernest L’Épine (1870), des Heures perdues de Pierre Barthès, répétiteur en Toulouse, ou receuil des choses dignes d’être transmises à la postérité, arrivées en cette ville ou près d’icy (18e), ou encore de textes en occitan par des collégiens de la Calandreta etc. ont été proposées.

Petit résumé en images de la Nuit de la lecture 2020

Et pour ceux qui n’étaient pas physiquement là, invitation a été faite aux twittos d’ici et d’ailleurs de créer des GIF à partir de nos documents photographiques ou autres… GIF que nous avons disséminé sur le réseau social @RosalisToulouse en compte à rebours de la manifestation…puis tout au long de la soirée entre nos murs  !

Gif proposé par Maryse M. à partir d’une enluminure provenant d’un antiphonaire de la fin du 15e siècle

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